Témoignages vampiriques, époque moyenâgeuse et contemporaine

Crédit photo Cbarry, octobre 2007. Tombe de Mercy Brown, vampire supposé
Le vampire est un démon très connu du monde des vivants. Des récits vampiriques se lisent et se racontent depuis les temps les plus anciens, au travers de nombreuses cultures. C'est au 18ième siècles que la croyance des vampires va atteindre un pic important grâce à des témoignages de combattants revenus de guerres plutôt sanglantes.

Des témoignages ont eu lieu dès 1725, en Serbie, par des personnes qui prétendaient avoir vu des soldats Autrichiens revenir après la mort. Ce fu le cas de Peter Plogojowitz don les villageois qui l'entouraient de son vivant fut témoins de choses étranges. Après son décès il serait revenu chez lui pour réclamer de la nourriture à son fils mais repartis aussitôt, il serait revenu une seconde fois quelques jours plus tard, pour les mêmes raisons. La peur se répandit dans le village. Cette fois son enfant fut trouvé mort et les villageois moururent aussi par la suite, à cause d'une perte de sang trop énorme pour qu'ils puissent êtres sauvés. Sur leur lit de mort ils témoignèrent de la présence de Plogojowitz qui les avait mordus pour boire leur sang. Le choc fut tellement grand que les derniers villageois de Kisilova finirent par faire appel à un officier et un prêtre pour faire constater les faits. Ce sont les autorités Autrichiennes qui rédigèrent le rapport et c'est peut-être là que pour la première fois, le mot "vampyr" fera son apparition dans des documents vraiment officiels. C'est Mr Frombald qui écrivit ce fameux rapport à contre cœur, pour que tout le monde aille ensuite ouvrir la tombe. Beaucoup de témoignages de l'époque relatent que certaines parties du corps, tel que les ongles ou les cheveux de Plogojowitz, avaient repoussé et qu'il était presque intact. C'est en lui mettant un pieu dans le cœur et en brûlant ensuite le corps qu'ils mirent fin aux massacres nocturnes, et aux surprises de cadavres accumulés à différents endroits. Certains dirent que le problème était résolu alors que d'autres prétendaient, à l'époque, que le vampire s'était réfugié en Angleterre pour ne plus avoir affaire à la colère du peu d'occupants de la ville qu'il restait.

Deux ans plus tard pourtant, un autre cas fut révélé grâce à d'autres témoignages effrayants. Arnold Paole, soldat autrichien décédé à  Medvegia en Serbie, mourut dans un banal accident de charrette. Il est dit qu'il est revenu après sa mort alors que de son vivant il racontait avoir tué un vampire lors d'une bataille et qu'il avait peur d'avoir été touché par cette malédiction. Ce fut le cas puisqu'il but le sang de la moitié du village. L'histoire précédente servit de leçon au villageois qui en avait entendu parler et ils recommencèrent l'opération. Le pieu dans le cœur, le fait de brûler le corps, sauf qu'il est aussi raconté que cette fois Arnold Paole poussa un hurlement allongé dans sa tombe. Les villageois qu'il avait mordu et tué subir le même sort pour s'assurer qu'aucun d'entre eux ne reviendrait pour massacrer les personnes encore vivantes. D'autres cas de vampirisme furent trouvé et beaucoup d'enquêtes ont été ouvertes à l'époque. Une lourde épidémie sévissait et il leur fallait faire la différence entre les dit vampires et la maladie qui ravageait les lieux. C'est le conseil de guerre impérial de Vienne qui avait été obligé d'enquêter à nouveau sur les cas de vampirisme étant donné qu'ils se multipliaient à travers le pays. D'autres récits ont été largement enregistré et conservés dans des archives. Ce fut le cas de  Mercy Brown, jeune fille de 19 ans, exhumé le 17 mars 1892 et décédé après une maladie. Le mystère demeure autour de sa résurrection. Une autre épidémie vampirique aurait encore eu lieu en 1047 et en  1092 dans une ville de Russie.

"L'empaleur", qui n'est autre que Vlad III Basarb, a largement endossé l'identité du vampire et inspiré des œuvres modernes. La véritable raison de sa réputation est aussi associée aux besoins de ses ennemis de vouloir l'éliminer dans une époque plutôt trouble. Certains mystères demeurent toutefois autour de ce personnage, et surtout de son cercueil, don l'occupant était réputé pour couper des têtes les unes après les autres alors qu'il se serait contenté de tuer les plus puissants ce qui aurait marqué les esprits et exagéré une cruauté évidente. Bram Stoker aura définitivement accolé la réputation au compte d'être un éventuel vampire au travers du mythe de Dracula et de son livre, en 1897. Selon l'historien Constantin Rezachevici, Vlad serait enterré au monastère de Comana, en Roumanie. Cependant, ce tombeau à la réputation de ne contenir que quelques ossements de chevaux est non les restes du prince valaque. Ceci a été confirmé par des études répétées et tous les spécialistes tombent sur le même résultat, le corps du prince n'est pas dans sa tombe.

Au 16ième siècles, la comtesse Élisabeth Báthory aurait laissé des traces. Elle aurait torturé et tué de nombreuses jeunes femmes pour se baigner dans leur sang afin de rester jeune et belle. Le mystère demeure car les procès qu'a subis la comtesse en 1611 ne mentionnent pas ces faits en son temps, et le pouvoir féminin dérangeait bien plus qu'aujourd'hui encore. Rumeurs ou réalités sur un cas de vampirisme? Au Moyen Âge,  Walter Map et William de Newburgh tentent de recueillir de nombreux témoignages et étudie le cas des vampires d'Istrie en 1672.  Jure Grando, décédé en 1656, aurait provoqué une panique en revenant harceler sa veuve. L'histoire se répète ou une autre panique collective et vampirique a lieu en Autriche de 1725 à 1734. Dans les années 1970, un romancier écrira un livre en s'inspirant d'une légende populaire qui mentionne la présence d'un vampire dans un moulin, qui tuerait des meuniers. Ce dernier témoignage fut repris dans le cinéma en 1973 pour le film d'horreur Leptirica.

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© P.Alexandra pour Alliance occulte - 10/12/2018. Toutes reproductions est interdite sans l'accord de l'auteur. Consultez les mentions légales du site, merci.

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