Le chamanisme en Sibérie, de son évolution à ses variantes trompeuses

Chaman bouriate offrant du lait à la terre, sur le sol. Crédit photo : Аркадий Зарубин, juin 2012
Le chamanisme dans la région de Sibérie a fait l'objet de beaucoup d'études social et beaucoup de spécialistes estiment que le cœur du chamanisme se trouve dans cette région. Celles et ceux qui épousent ces traditions là, excellent dans le "voyages chamaniques" qu'ils connaissent depuis la nuit des temps. La musique du chaman peut imiter des bruits naturels tels que la parole d'un animal ou le bruit d'un élément de la planète. Plusieurs clans existent et certains vivent encore dans les frontières de la Sibérie, isolés, pratiquant ces rituels anciens et très répandus dans d'autres tribus et d'autres régions du monde. Ces chants, imitant l'oiseau, le loup ou l'ours par exemple, permettent au chaman d'être élevé et aidé par l'esprit qu'il invoque. Certains chants ne sont réservés qu'aux plus jeunes alors que les adultes possèdent les leurs. C'est en 1931 que l'on raconte que le chaman Nganasane Dyukhade Kosterkin a voulu imiter un ours et c'est vu transformé en cet animal et/ou a été habité par lui. Le chamanisme de Sibérie a connu des variantes et s'est rependu dans le monde créant parfois différentes cultures dans l'évolution de l'homme.

L'empereur Gengis Khan, homme politique et militaire don la mère était chrétienne, acceptera dans son royaume plusieurs religions telles que le taoïsme, le chamanisme, le bouddhisme et l'islam par exemple, en plus des croyances de la femme qui le mit au monde. C'est le bouddhisme qui deviendra la religion principale en Mongolie sous le règne d'un autre empereur vers 1368. Vers 1690, c'est le bouddhisme tibétain plus particulièrement, qui deviendra à son tour la religion la plus rependue jusqu'en Chine. C'est ainsi que le bouddhisme intégrera des éléments de ce pays en plus du chamanisme déjà existant. Une résistance importante aura lieu au 18ième siècles et ces différents cultes subiront des modifications pendant l'invasion des Soviétiques. Ils feront donc naître des variantes nombreuses.

Le chamanisme jaune est le plus souvent pratiqué en Mongolie ou en Sibérie. Il intègre des rituels bouddhistes et le terme "jaune" indique une précision très importante, puisqu'il est question du bouddhisme Tibétain, en réalité. L'école qui l'enseigne est le "Gelugpa"et le but de cet initiation était aussi de voir les adeptes, appelés les "bonnets jaunes", s'opposer aux pratiques anciennes en ne souhaitant pas faire le mal pour autant. Le terme de "chamanisme jaune" sert donc aussi à faire la différence avec le chamanisme noir. C'est en 1991, plus précisément, que le chamanisme et le bouddhisme vont être intrinsèquement liés et vont revenir avec l'apparition du chamanisme jaune.

Le chamanisme noir appel à des mauvaises influence et son contraire, le chamanisme blanc, appel à des choses positives et des esprits bienfaiteurs. Le 20ième siècles va voir les choses modifiées tout cela encore une fois en faisant du chamanisme noir celui qui appelle des entités chamaniques traditionnelles alors que le blanc va invoquer d'autres types d'esprits. Cependant les groupes portent le même costume ce qui peut s'avérer trompeur pour une personne fragile ou naïve. Un indice ? Les chamans blancs ne vénèrent que les ancêtres du bouddhisme, il serait donc bon de se renseigner avant de suivre un quelconque chaman. Dayan Deerkh est la divinité vénérée par les adeptes du chamanisme jaune par contre, elle est la déesse de la fertilité et s'invoque dans une grotte. Elle est un esprit gardien des initiations chamaniques.

© P.Alexandra pour Alliance occulte - 21/12/2018. Toutes reproductions est interdite sans l'accord de l'auteur. Consultez les mentions légales du site, merci.

1 commentaire:

  1. super interessant partagé sur ma page continu ce que tu fais c'est super

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