Études et traces du vampirisme

Crédit photo graveur : Cath Klauber et Auguste Vindel .
Gravure d'Augustin Calmet, bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, 1750.
Le mythe du vampire ayant été particulièrement étudié au travers des siècles, il nous faut approfondir la langue pour confirmer ses origines. En effet, nous avons vu dans l'article précédant les témoignages de vampires au 18ième siècles mais il faut faire la différence entre les témoins nombreux qu'il y a pu y avoir et qui ont laissé des traces écrites, et les déclarations officielles de l'époque. Certains documents appartenant aux "petites gens" ne sont pas toujours pris en compte ce qui peut parfois fausser les données.

Le fait que le mythe du vampire ait connu une grande popularité au 18ième siècles ne se contredit pas et beaucoup de références se rejoignent à ce propos. Le mot "vampire" à par contre connut plusieurs orthographes et différents noms en fonction des régions du globe. D'après "Oxford English Dictionary" le terme de "vampire" apparaît en 1734 chez les Anglais au travers d'un livre dont le titre est "Travels of Three Anglais gentlemen", mais cet ouvrage a été publié en 1745 pour la première fois. Les recherches étaient donc déjà existantes. Il est vrai que c'est par la langue anglaise et le cinéma que ce terme va se répendre mais il reste un dérivé du mot français "vampyre", provenant de "vampir" en Allemand qui ce sont, à leur tour, inspiré de la Serbie. Dans la langue albanaise, les vampires sont appelés des "Dhempir" traduit par "buveur par les dents" alors que le fils d'un vampire s'appelle un "Dhempir " et que sa fille est nommé une "Dhempiresa". Chez les Bulgare, les "Glog" désigne les descendants des vampires et est traduit par "aubépine", ce qui n'est pas un hasard. Vous en comprendrez les raisons en revenant à l'accueil de ce dossier.

Michael Ranft, écrivain de son temps, fut reconnu grâce à son livre "De masticatione mortuorum in tumulis" qu'il a écrits en 1728 et dans lequel il étudie les cas vampiriques sous le terme slave de "vampyri". En France,  les écrit dans le "traité sur les vampires" édité en 1746 et écrit par Augustin Calmet, va nous permettre d'approfondir le mythe. C'est lui aussi qui écrira en 1751 que le vampire n'est pas un revenant comme les autres et qu'il faut le distinguer des esprits immatériels. En 1752, un écrivain essaiera même d'introduire les stryges au vampire alors qu'il semble qu'elles soient plus proches des sirènes que des immortels, l'idée fut vite abandonnée et c'est le terme de vampire qui sera définitivement retenu.

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© P.Alexandra pour Alliance occulte - 11/12/2018. Toutes reproductions est interdite sans l'accord de l'auteur. Consultez les mentions légales du site, merci.

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